Les sérieux et les dangereux

Les sérieux et les dangereux
Élections présidentielles Tunisie 2014

Identification, de gauche à droite et de haut en bas :

LES SÉRIEUX :

Béji Caïd Essebsi, président-fondateur du parti Nidaa Tounes. Premier ministre au sein du gouvernement provisoire de 2011. Au lendemain de l'indépendance, il rejoint le gouvernement comme conseiller d'Habib Bourguiba, puis nommé directeur général de la Sûreté nationale, ensuite, ministre de l'Intérieur, ministre de la Défense, et la liste est longue des responsabilités politiques qu'il a occupées.

Mustapha Kamel Nabli, candidat indépendant. Titulaire d'une maîtrise en sciences économiques et d'un master et d'un doctorat en science économique de l'Université de Californie à Los Angeles. Il occupe le poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie de 2011 à 2012. Et, il est récompensé du Trophée African Banker pour le meilleur Gouverneur de Banque Centrale en Afrique en 2012.

Samir Abdelli, candidat indépendant ( le moins connu ). Avocat et expert en droit international. Avec ses 48 ans, il est parmi les candidats les plus jeunes. Son programme électoral reposait sur l’instauration d’un état de droit, de la justice et de la notion de démocratie. Il dénonce l’appel de Mustapha Ben Jaafer à un candidat consensuel pour les élections présidentielles, de façon vigoureuse : « Je le déclare, cet «ARRANGEMENT» est une confiscation du droit de vote de tous les électeurs tunisiens.».

Kalthoum Kannou, juge à la Cour de cassation et ancienne présidente de l'Association des magistrats tunisiens. Candidate indépendante. Connue pour son combat pour l'indépendance de la justice, elle s'est démarquée sous Ben Ali par sa persévérance et son insoumission face à la machine répressive du régime. Travailleuse acharnée, activiste professionnelle et perfectionniste.

Mondher Zenaidi, candidat indépendant. Ancien ministre sous le régime de Ben Ali qui avait été disculpé de toute accusation. Il est plusieurs fois ministre entre 1994 et 2011 : Transport, Commerce, Tourisme et Santé publique. Durant la révolution de 2011, il est le seul membre du gouvernement à assister aux funérailles de civils tués. Grand passionné de foot, il est président de l'Espérance sportive de Tunis de 1986 à 1987.

Kamel Morjane, président du parti al-Moubadara. Il est deux fois ministre sous le régime de Ben Ali entre 2005 et 2011 : Défense et Affaires étrangères. Juriste de formation et diplomé de l'institut des hautes études internationales de Genève. Il est également diplômé de l'université du Wisconsin et de l'Académie de droit international de La Haye. De plus, il a assumé de hautes responsabilités au sein du HCR, de l'OMC et de l'ONU

Noureddine Hached, candidat indépendant. Fils aîné du leader syndicaliste Farhat Hached, Il a déjà occupé de nombreux postes politiques au cours des 40 dernières années, notamment, ambassadeur de Tunisie en Belgique et auprès de la Communauté économique européenne, en Algérie, en Italie, au Japon et en Australie. Il représente l'Organisation de l'unité africaine auprès de l'Office des Nations unies à Genève. Il est nommé ministre du Travail sous le régime du président Habib Bourguiba.

Hamma Hammami, candidat du Front populaire. Porte-parole du Parti communiste des Ouvriers de Tunisie, un parti longtemps interdit et qui a survécu dans la clandestinité. Il est devenu le Parti des travailleurs en 2011, et Hamma Hammami en devient secrétaire général. Ce militant de la gauche radicale a passé plusieurs années dans les prisons de l'ancien régime, et a été également torturé à plusieurs reprises pour ses activités politiques. Il est surnommé «le Robespierre tunisien» par le journal français «L'Humanité».

LES DANGEREUX :

Moncef Marzouki, candidat indépendant à sa propre succession. Élu à la fin de 2011 par les membres de la Constituante, principalement par le vote des islamistes d’Ennahdha. Après trois ans de pouvoir, son bilan est catastrophique. Ce Super Tartour n'a rien fait de concret, mais le plus tôt, il a passé la plupart de son temps à critiquer les élites du pays, et même de menacer de potence ceux qui osent critiquer l'émirat voyou du Qatar.

Mustapha Ben Jaâfar, candidat du parti Ettakatol. En s'alliant contre toute attente avec la secte terroriste Ennahdha au sein de la Troika, le 22 novembre 2011, il est élu à la présidence de l'Assemblée constituante. Durant toute la législature, malgré les nombreux dérapages du parti islamiste, les assassinats politiques et le bilan catastrophique de la Troika, sur le plan économique, sociale et sécuritaire, il a fait preuve d'indifférence et d'une soumission parfaite à l'égard de son maître Rached Ghanouchi.

Ahmed Néjib Chebbi, candidat du parti Al-Jomhouri. Avocat et figure de l'opposition au régime Ben Ali. Pour les élections de 2011, je l'ai caricaturé comme un clown sympa, et au fil des trois dernières années, il est devenu un clown triste, méchant et dangereux. En effet, lorsqu'un politicien, supposément démocrate et militant de gauche, est contraint à la prostitution politique, il n'est plus crédible et digne de confiance. Soyons clairs, nets, et précis, les tunisiens en ont marre de Tartour 1, et n'ont pas besoin d'un Tartour 2.

Slim Riahi, candidat au nom de son parti Union Patriotique Libre. Ancien serveur dans un restaurant à Tripoli, il s'est lié d'amitié avec le quatrième fils du colonel Kadhafi, Moutassem Kadhafi, qui l’a fait participer, entre autres, dans des projets immobiliers. On estime qu’il a une fortune de 2, 7 milliards de dollars. Nessma TV a diffusé un reportage sur ses «promesses non tenues» et l’origine «trouble de sa fortune». Certains disent que Slim Riahi, ennemi des Trabelsi, pourrait devenir un nouveau Trabelsi.

Abderraouf Ayadi, candidat au nom de son parti Wafa. Membre fondateur du Congrès pour la République (CPR) de Moncef Marzouki. Élu en 2011 à l'assemblée constituante comme représentant de la circonscription de La Manouba. Lors d'une intervention à l'assemblée constituante le 17 janvier 2013, il se prononce en faveur de l'inscription du droit au jihad dans la future Constitution. D'après ses actions, c'est un défenseur des jihadistes et pas un militant des droits de l'homme.

Hechmi Hamdi, candidat au nom de son parti Tayyar al Mahabba ( le Courant de l'amour ). Homme d'affaires et leader politique controversé, tuniso-britannique installé à Londres. Il est le président de la chaîne de télévision par satellite Al Mustaquilla. En 2011, grâce à un mélange de populisme et de promesses, aussi variées que farfelues, son parti sous le nom de Al-Aridha Chaabia a créé la surprise en décrochant 27 sièges. Et en 2014, la sanction est tombée, sa formation n’obtiendrait qu’un seul siège.

Larbi Nasra, candidat au nom de son parti la Voix du peuple tunisien. Propriétaire de la société Tunimédia, il crée Hannibal TV, la première chaîne de télévision privée de Tunisie en 2004. Ses détracteurs se souviennent généralement de son alliance avec le clan des Trabelsi. De plus, certains l'accusent d'avoir fait fortune grâce au trafic d'armes. Dans un entretien qu’il a accordé à «Afrik.com» en 2011, il nie tout en bloc. Mais, ses justifications sont tellement floues et confuses et pas du tout convaincantes.

Mohamed Frikha, candidat indépendant à l'élection présidentielle. Homme d'affaires et fondateur de Syphax Airlines. Lorsque Ennahdha publie ses listes pour les élections législatives en le présentant comme tête de liste dans la circonscription de Sfax 2, le titre de Syphax Airlines perd la moitié de sa valeur par rapport à son introduction en bourse en avril 2013, et face aux pressions, il démissionne de son poste de PDG. C'est le prix à payer en s'engageant avec la secte terroriste Ennahdha.

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Source : businessnews.com.tn, webmanagercenter.com,
tunisienumerique.com, mosaiquefm.net, leaders.com.tn,
lepetitjournal.com, webdo.tn, nessma tv, letemps.com,
huffpostmaghreb.com, tunisie-secret.com

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Huile sur toile
30" x 42" (76cm x 107cm)
Collection : privée

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